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Quand on discute avec un « créatif », on entend beaucoup de termes compliqués, et c’est possible qu’on s’en-mêle les pinceaux.

Je vous propose donc qu’on fasse une mise à niveau rapide sur quelques mots de vocabulaire, et quelques concepts qui méritent d’être expliqués.

Parler à un designer graphiste

Initialement, design signifie « créer » en français. J’ai pris l’habitude de penser que designer = graphiste, or ceci est FAUX. Un designer, par définition, est quelqu’un qui créé. On retrouve le métier de designer dans différents secteurs : l’architecture, l’industrie textile, automobile, dans l’imprimerie et le web… Et bien d’autres ! Ici, nous nous intéresserons au vocabulaire d’un graphiste web et print.

Image vectorielle vs. image matricielle

giphy (3)

Oui, je sais, c’est pas très clair tout ça. On va essayer de faire le point ensemble sur ces termes, et de comprendre la différence entre une forme vectorielle et une image constituée de pixels.

Le principe du pixel…

Lorsque vous prenez une photo, votre photo a une taille, appelée résolution (exemple : 1920×1080), qui correspond en faite au nombre de pixels en largeur et en hauteur.  Et si vous l’agrandissez, l’image va « pixeliser », c’est-à-dire faire apparaître les pixels qui étaient jusqu’alors invisibles à l’œil nu.Mario en pixel

En faite, pour expliquer simplement ce qu’est un pixel, je dirai que c’est un petit carré de couleur. Une image est donc composée de petits carrés de couleurs. Plus il y en dans l’image, plus la définition de l’image sera précise, et donc meilleure sera la qualité.

… et celui du vecteur

Une forme vectorielle ne peut pas pixeliser, puisque l’on peut l’agrandir à l’infini. C’est un tracé constitué de formes géométriques, dont la taille est étirable à l’infini.

La plume et les courbes de bézier

La plume et les courbes de bézier

La plume est utilisée pour dessiner des formes vectorielles. L’image que nous voyons à droite est une courbe de Bézier dessinée à la plume. Je vous conseille d‘aller visiter cette page, qui explique en détail le fonctionnement des courbes.

J’utilise la plume quand je travaille sur Illustrator, ou encore Photoshop et InDesign (et presque toute la suite Adobe en faite !). Pour en savoir plus sur ces logiciels, lire un peu plus bas dans l’article…

La forme est composée de vecteurs lorsqu’elle est dans un format précis, tel que le .svg ou encore le .ai. Mais à partir du moment où l’on exporte le fichier en .jpg ou .png par exemple, la forme se transforme en image, et n’est donc plus composée de vecteurs, mais de pixels.

Ok, mais à quoi ça sert?

Lors de la création d’un logo, je ne peux que vous préconiser de ne JAMAIS utiliser une image… Pour les raisons expliquées ci-dessus.

Si un jour vous souhaitez, par exemple, imprimer votre logo en grand (sur votre voiture, ou sur une vitrine), et que vous n’avez pas de tracé vectoriel (autrement dit, votre logo est une simple image), et bien ce ne sera tout simplement pas possible… L’image agrandie sera floue, et de très mauvaise qualité…

Voilà un parfait exemple de l’importance du vecteur.

Quels logiciels pour du graphisme?

adobeCS

Je vous parle de format, de courbes de Bézier et compagnie. Mais peut-être qu’il est nécessaire de faire un point sur les logiciels que les graphistes utilisent.

Ce qui est sympa, c’est qu’en écrivant des articles, je tombe toujours sur des blogs intéressants. Pour ce sujet, je suis tombée sur  « quels logiciels utiliser et pourquoi« . Et j’ai trouvé que c’était plutôt bien expliqué. En résumé :

Photoshop

A mes débuts, lorsque j’ai commencé à m’intéresser au graphisme et à l’art visuel, Photoshop c’était le Graal. J’utilisais ce logiciel pour tout (et n’importe quoi) : pour des mises en page, de la retouche photo, du maquettage, et même pour des logos (attention : fortement déconseillé) … En faite, chaque logiciel est dédié à un certain usage.

Ici, Photoshop n’est pas le logiciel le plus adapté pour le dessin vectoriel. Comme son nom l’indique, ce logiciel est parfaitement adapté pour travailler des photos (oui, c’est grâce à un logiciel comme celui-ci que les mannequins ont l’air si parfait(e)s dans les magazines).

J’utilise très régulièrement le logiciel pour la retouche de mes photographies. Voici un exemple d’un avant/après. Ici, j’avais voulu donner une teinte rosé à la photo, et travailler les contrastes. Visitez ma page de photographie

Photoshop Avant/Après

Photoshop Avant/Après

Le logiciel permet aussi de réaliser des maquettes pour le web. On peut manipuler avec précision les ombres, le positionnement, les dégradés… Bref, tout y est !

Illustrator

Illustration réalisée pour le cabinet Schmidt

Une affiche inspirée sur celle du film d’Annie Hall

C’est l’arme suprême du graphiste. Illustrator est parfaitement adapté pour l’illustration (comme son nom l’indique…). J’ai mis du temps à cerner la différence entre Illustrator et Photoshop.

Je vous parlais justement de vectoriel. Illustrator est le logiciel parfaitement adapté pour ce format. C’est l’outil que j’utilise pour créer des logos, des illustrations, … Et que de nombreux graphistes utilisent à cette fin (enfin j’ose espérer).

Je me suis même lancée une fois dans le dessin de mes parents… Un projet qui m’a pris beaucoup de temps. Si l’on ne maîtrise pas bien l’outil, il faut savoir être patient et minutieux (ce n’est pas ma plus grande qualité).

 InDesign

Enfin, InDesign est un logiciel de mise en page. Il est utilisé pour mettre en page les magazines, ou autres documents. A la différence des deux autres logiciels, où l’on travaille sur un plan de travail, ici on peut créer plusieurs pages. sur le même espace

C’est avec ce logiciel que j’ai réalisé mon CV (que je dois impérativement mettre à jour, à ce propos…). On peut travailler avec précision le texte et les polices (par exemple, l’espacement des lettres, des lignes, la hauteur…) : les outils sont adaptés à son usage, la mise en page.

Comme chaque logiciel, il y a un temps d’apprentissage, et il faut être patient (grâce à internet et les tutos que l’on trouve, c’est tout de suite plus facile). On peut, bien évidemment, se lancer dans Photoshop pour un dépliant ou un CV, mais les outils sont moins adaptés, et je ne peux que vous recommander InDesign.

Pour aller plus loin

J’ai dit beaucoup de choses, mais à la fois si peu. Pour finir avec ces concepts, je vous partage quatre pages dédiées à la définition du vocabulaire graphique

  1. Un lexique intéressant, qui définit le format jpeg, le pixel, le vecteur ou encore Erratum.
  2. Ou encore ce lexique du graphiste par Yves Damin. Il y a des termes intéressants expliqués, comme body, identité visuelle, charte graphique, gabarit…
  3. CMJN, RVB, Pantone… Oui, le vocabulaire de l’imprimeur est spécifique, et peut vous garantir la bonne réalisation d’un projet. Sensoprint, mon partenaire imprimeur qui m’a fait mes jolies cartes de visite (elles devraient arriver d’ici un ou deux jours :D), vous propose de définir ces termes. Cette page vous détaille les couleurs, les différents types de support, et les procédés de finition.
  4. Si vous faites appel à un imprimeur (pour votre carte de visite par exemple) il vous demandera sûrement d’ajouter un « fond perdu« , ou des repères sur votre maquette. Pour vous aider, je vous conseille de faire un tour le site d’Adobe.

Le quiz de la fin

J’ai eu l’idée de poser quelques questions, auxquelles je vais bien évidemment répondre, pour vous permettre d’y voir un peu plus clair.

Une photographie peut-être vectorielle? NON.

Une photo est composée de pixels. Cela veut dire qu’un logo ne peut pas être composé de photo.

Est-ce qu’une illustration en JPG ou PNG peut être vectorielle ?

Le format png et jpg sont des formats pixelisés. On peut exporter une image vectorielle (à l’origine au format .svg ou .ai) en image jpg ou png. Par contre, l’action inverse (png vers svg) n’est pas possible

Et si je n’ai pas les logiciels, et que je veux me créer un logo ?

Je ne connais pas ces outils, mais j’ai fait une petite recherche, et voici quelques alternatives gratuites au logiciel Illustrator

Quel logiciel graphique, et pour quels usages ?

Photoshop pour la retouche photo, la création d’affiche, maquette… Illustrator pour l’illustration et la création de logo. InDesign pour la mise en page de CV ou de Magazines par exemple

We did it !

Je pense rédiger un article sur les techniques logiciels de maquettage (très utile si l’on veut présenter une idée d’application en seulement quelques heures), ou encore sur les logiciels de montage et d’animation… A suivre 😉

J’espère que cela vous a permis d’y voir plus clair. N’hésitez pas à poser des questions en commentaire !

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