(7) Les difficultés auxquelles j’ai fait face dans l’entrepreneuriat

Voilà un petit bout de temps que j’ai réduit ma cadence dans les articles de blog. Je me suis concentrée sur d’autres choses, même si la rédaction d’articles était toujours inscrite dans ma TO DO List, derrière d’autres tâches plus prioritaires. Mais me re-voilà avec un article tout frais, pour vous partager mon retour d’expérience sur les difficultés que j’ai rencontré dans l’entrepreneuriat. Oui, car ce mot est souvent idéalisé et cela peut faire rêver, mais il ne faut pas perdre de vue que ce n’est pas tous les jours facile.

Cet article parle de mon expérience en tant que freelance prestataire de services en communication. Peut-être que vous vous reconnaîtrez à travers ces lignes, ou peut-être que tout cela est très personnel. Quoi qu’il en soit, j’avais besoin de le partager avec vous !

Etre son propre patron

Cette première difficulté va peut-être vous surprendre, car cela est souvent l’une des principales raisons de pourquoi un salarié quitte une entreprise pour créer sa propre boîte. Oui, être son propre patron en fait rêver plus d’un, on a l’impression d’accéder à une forme de liberté : travailler aux horaires que l’on souhaite, gérer son planning, ne pas avoir quelqu’un à qui rendre des comptes… Mais ce sentiment de liberté n’est pas forcément le reflet de la réalité. Déjà car finalement, notre patron, c’est notre(s) client(s), qu’il faut satisfaire à 200% (et pire, si l’entreprise a des investisseurs…). Il faut se montrer disponible, parfois même en dehors des horaires conventionnels de travail, et bien sûr fournir un travail de qualité. Oui, car à la différence d’un salarié, nous n’avons pas de rémunération fixe, et rien n’empêche un client de changer de prestataire (s’il n’est pas satisfait par la qualité du travail, s’il vous trouve trop cher, ou encore si vous n’êtes pas suffisamment réactif et disponible à ses yeux).

Autre difficulté à être son propre patron, c’est de se mettre des coups de pieds aux fesses quand il est nécessaire. Pas tous les jours évidents d’avoir un engagement envers soi-même. Car finalement, on se retrouve assez seul devant les problématiques de l’entrepreneuriat. Quand on est freelance, nous n’avons pas toujours de collègue avec qui partager sa difficulté, ou encore un manager dynamique qui nous stimule et nous donne envie de donner le meilleur de nous-même. Mais pour cet aspect, je trouve que l’espace de coworking est une bonne alternative (même si cela ne résout pas tous les problèmes, bien sûr !).

Vouloir trop en faire

Dès le début, j’étais très enthousiaste à l’idée d’entreprendre et je suis donc partie un peu dans tous les sens. Déjà, car j’ai été plutôt très optimiste quant à ma capacité à abattre du boulot; or cela n’a rien à voir quand on travaille en tant que salarié (ou stagiaire). J’imaginais que j’aurais tout mon temps pour me concentrer sur mes missions, mais derrière le mot entreprendre se cache beaucoup plus de choses, qu’il ne faut pas négliger :

  • Apprendre, s’améliorer, développer continuellement ses compétences. Cela passe par des formations, en ligne ou en présentiel – peu importe, mais il faut prévoir ce temps là. A ce propos, j’avais attaqué les certifications Google AdWords et Analytics, il faut que je m’y remette au plus vite !
  • Faire de la veille, se tenir à la page des tendances, particulièrement quand on travaille dans le web. Cela rejoint la formation, mais c’est un travail quasi-quotidien et minutieux
  • Développer son réseau, pour bien évidemment amener de nouveaux clients, mais aussi échanger sur son expérience, partager des projets….
  • Gérer l’administratif, entre la création de devis, les factures, les appels d’offre, la déclaration mensuelle de chiffres d’affaires… (Même si cela est simplifié et que l’on fait tout en ligne, il faut le faire !)
  • Entretenir une relation client, car lorsque l’on travaille pour quelqu’un, il faut prendre le temps d’échanger avec cette personne, comprendre son besoin et ne pas foncer tête baissée dans la production
  • Communiquer sur son activité, que ce soit à travers un blog, sur les réseaux sociaux, ou autres

Et j’en oublie sûrement… ! Je parlais d’organisation dans un précédent article, et plus j’avance, plus je me dis que l’organisation est primordiale. Et étroitement lié à l’organisation, il faut se trouver un objectif précis. Car finalement, en voulant m’investir dans trop de projets à la fois, je me suis dispersée et j’ai perdu de vue mon objectif principal. Et j’ai eu l’impression de ne plus rien accomplir, ce qui est plutôt déprimant.

Bref, en tant qu’entrepreneure en herbe, j’avais complètement sous-estimé tout le boulot que cela engendrait et j’ai voulu m’investir dans beaucoup trop de projets. Ce qui fait que j’ai fini par me mettre une pression énorme. Finalement, il vaut mieux en faire moins, mais bien. Et puis, je suis sûre qu’avec le temps et l’expérience, on gagne en efficacité et productivité :)

Estimer le temps de travail

Peut-être que cela dépend du secteur dans lequel on travaille, mais il va falloir m’expliquer comment vous faites ! :) (Peut-être avez-vous des astuces ?).

L’estimation du temps de travail est pour moi une des principales difficultés rencontrées. Autant sur certaines missions, je trouve que je suis plutôt efficace, et c’est satisfaisant. Autant sur d’autres missions, j’estime le temps de travail « à la louche » et parfois, après avoir proposé un devis, je m’en mords les doigts, car j’y passe beaucoup plus de temps que prévu.

Cela est surtout le cas pour tous les projets de réalisation artistique : que ce soit un logo, une plaquette, un webdesign, le travail est parfois intuitif et évident, parfois il nécessite de la réflexion et de la patience. Et je pense que le stress et l’éparpillement peuvent être un frein à la créativité. Mais plus j’avance dans le temps, mieux j’arrive à estimer ce temps. Je pense que cela est sûrement dû à un manque d’expérience… 😉

Assumer ses tarifs

Si vous me suivez sur Facebook, vous avez sûrement dû voir passer l’article de Kit de Survie d’un créatif sur les tarifs d’un Freelance. Mais malgré toutes ces bonnes raisons, il est parfois difficile d’assumer à fond le véritable prix de sa prestation. Surtout dans mon cas, où mes principaux clients sont des petites entreprises avec des petits budgets, qui ne sont pas prêtes à investir leur argent dans de la communication. On est vite tenté de baisser les prix, par empathie, par peur de perdre l’opportunité ou par manque de confiance en soi. Mais cela n’est pas du tout la solution !!

Heureusement, certaines personnes reconnaissent la qualité du service proposée et connaissent les raisons d’un tel tarif » : (extraits de l’article) « le freelance n’a ni congés payés, ni assurance chômage, ni indemnité de licenciement, ni prime de précarité « . Et comme je l’ai dit au-dessus, le freelance doit gérer l’administratif, apprendre et se former, démarcher etc. Sans oublier de payer ses charges ! Et tout ça en essayant de se rémunérer convenablement…

Pour finir cet article…

Je dirais que pour entreprendre, il faut croire en soi. J’ai beaucoup entendu de personnes me dire « je n’aurai jamais osé faire ça », alors qu’elles en sont tout à fait capable. Il est normal d’avoir quelques remises en questions, et c’est également très important d’accepter la critique pour progresser. Je pense avoir enfin acceptée qu’être entrepreneur ne veut pas dire être irréprochable. Je donne le meilleur de moi, malgré les difficultés auxquelles je fais face. L’essentiel est de continuer à progresser et de se faire plaisir ! Car l’aventure de l’entrepreneur est une formidable aventure, très formatrice, qui permet de mieux se connaître et de s’épanouir pleinement.

You are the boss

Je souhaite une belle réussite à tous les entrepreneurs, mais aussi aux salariés impliqués qui aiment leur travail. Car peu importe notre statut, tant que ce que l’on fait nous plait, c’est tout ce qui compte.

Si vous avez un retour d’expérience à partager, ou un petit conseil à donner, c’est avec plaisir ! A très vite,

Léa.

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