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Dans le cadre d’un projet web, avant de parler de développement et de technique, il est primordial d’avoir pris le temps de soigner la première étape : celle de la conception. C’est en effet à ce moment que les équipes peuvent définir très concrètement le cahier des charges du projet, notamment la structure, les fonctionnalités et le contenu, pour valider les fondamentaux du projet et rentrer ensuite dans la phase de développement.

Parmi les multitudes d’approches possibles, le design sprint fait doucement son apparition en France, s’inspirant des bonnes pratiques de conception centrée utilisateur et du management Agile. Curieux d’en apprendre plus sur cette méthode, Grégoire (qui est en stage à l’agence jusqu’à fin juin) a profité de l’occasion pour vous partager ses recherches. En espérant que cela vous permettra de mieux comprendre le design sprint et pourquoi pas s’en inspirer dans vos prochains projets.

Et pour ceux qui ont déjà expérimenté cette méthode au sein de vos équipes, nous serions ravies d’avoir votre retour d’expériences !

 

Le design sprint : origines & explications

Mais qu’est que le design sprint ?

Peut-être avez vous déjà vu le terme de « sprint » quelque part. Utilisé dans la méthode Agile, le sprint est défini comme un « intervalle de temps court (1 mois maximum, souvent appelé itération), pendant lequel l’équipe va concevoir, réaliser et tester de nouvelles fonctionnalités. » (source : agiliste.fr)

A l’origine, l’approche Agile (ou Méthode Scrum) est adressée aux équipe de développeurs, mais progressivement, cette manière d’aborder le projet a été élargie à d’autres domaines. C’est en 2014 que le terme « design sprint » est apparu, introduit par Google Ventures (Jake Knapp, John Zeratsky et Braden Kowitz) dans le livre « big problems and test new ideas in just five days » (Résoudre les problèmes et trouver de nouvelles idées en cinq jours).

Mais pourquoi parle-t-on de « sprint » ?

Tout simplement car le sprint fait référence à l’effort intense fourni par l’équipe, durant un temps court défini. Dans le cadre du design sprint, l’idée est d’immerger une équipe à 100% dans le projet durant 5 jours non-stop, pour réussir à fournir un prototype fonctionnel sur le principe du « MVP » (Minimum Viable Product, autrement dit, un produit ou un service intégrant les fonctions essentielles), pour ensuite entrer dans un processus d’amélioration continue.

En début de semaine on définit une problématique, et en fin de semaine on apporte des solutions avec des prototypes et des retours de test utilisateurs, inspiré des étapes du design thinking.

 

Description des différentes étapes du design sprint… en dessin

Scribing : les 5 étapes du design sprint

 

Comme illustré ci-dessus, le design sprint s’effectue sur cinq jours avec un objectif précis chaque jour :

  • Jour 1 : comprendre un maximum les enjeux et les besoins du projet et discuter avec son équipe afin de définir une problématique. Se demander quel est le besoin de l’utilisateur, quelles sont ces cibles…
  • Jour 2 : Esquisser ses idées, designer le plus de solutions possibles, et surtout ne pas se fixer de limite. Le but de cette journée est d’être le plus productif possible et d’apporter des solutions simples et efficaces, répondant à la problématique.
  • Jour 3 : Déterminer quelles sont les meilleurs idées et sélectionner les solutions trouvées les jours précédents.
  • Jour 4 : Réalisation d’un prototype fonctionnel et cliquable que l’on va pouvoir faire tester à ses utilisateurs. Cette étape est réalisée essentiellement par les designers, avec un retour régulier des autres membre de l’équipe).
  • Jour 5 : Faire tester son prototype aux utilisateurs et récolter leurs retours et impressions. Ce premier test utilisateur permet à l’équipe de valider (ou pas) les propositions esquisser, et se focaliser dans la prochaine étape sur les améliorations identifiées.

 

Les objectifs de cette méthode et ses avantages

Objectif d’embarquement

  • Toute l’équipe est embarquée dans l’aventure toute la semaine, ce qui permet à toutes et tous d’avancer au même rythme, sans impacter le projet dans son évolution
  • Toutes les informations et solutions sont exposées à toute l’équipe, cela permet donc d’assurer le même niveau de connaissance du projet et des objectifs (avancées, point de blocage, contraintes etc.)
  • Tout le projet est organisé à partir d’un point central : le travail collaboratif, où chaque point de blocage nécessite d’être résolu rapidement et collectivement

Objectif d’efficacité

  • Organisé autour du sprint, cela évite de s’éparpiller sur plusieurs projets. L’objectif est de rester concentré sur un seul et unique objectif, celui de rendre un projet fonctionnel en un temps défini… voici un des principes d’efficacité, qui n’est pas toujours évident à appliquer sans une méthode rigoureuse et une organisation adaptée. 
  • Etre focalisé sur une tâche précise, sur un temps défini, afin d’adapter ses recherches et son travail en fonction de la contrainte de temps accordée. Cette contrainte de temps permet de favoriser le choix de solutions simples plutôt que de chercher à résoudre un problème parfois uniquement technique

Objectif centrée-utilisateur

  • Evidemment, cette approche est un moyen efficace de confronter le produit ou le service sur le marché et avoir un retour presque instantané. L’idée est de pouvoir inclure très rapidement l’utilisateur au cœur de conception, dans la logique d’une conception centrée utilisateur, sans se focaliser sur le « produit parfait »

Bien sûr, cela n’intègre pas la partie de développement, qui apparait dans une seconde phase, lorsque le prototype a été testé et validé…

Voilà, cet article se termine. Nous espérons que le sujet vous a plu et vous a inspiré. Et si vous faites partie de ces équipes qui ont testé et éprouvé cette approche, nous serions ravie d’avoir votre retour d’expériences !

Grégoire & Léa